louve
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Louve
Orée du bois, matin froid,
une branche frissonne.
Noblesse argentée,
immobile, elle regarde.
Oreille dressée,
odeur vite classée,
elle campe la force.
Regards,
regards
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Sillon
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Sillon
fraîchement labouré,
sur cette motte,
un lombric hagard.
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Sève
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Gravée dans le sang
de ce chêne magistral,
écorce boursouflée,
cette romance éphémère.
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| Déclic |
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Sourire figé,
Flash manqué,
Enfin une larme
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| si |
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Si cette journée n'avait été qu'odeurs, elle aurait pu être :
le parfum chaud d'un café déjà prêt, et les effluves beurrées de cette corbeille
débordante de viennoiseries.
La première bouffée, cette fumée chaude et goûteuse. La redécouverrte quotidienne de
cette eau de toilette citronnée,
Ce journal, mélange de papier poussiéreux, et d'encre plus fraîche que les nouvelles.
A travers les allées couvertes du souk, cette prédominance du curry, plus loin, un
bouquet de coryandre frais.
Midi, une gousse d'ail finement hachée, de l'huile d'olive,
une tomate juteuse, quelques feuilles de basilic, deux gouttes
de vinaigre balsamique, le nez poivré d' un puissant rouge du
sud-ouest,
Persienne fragile, tièdeur de la sieste, tranpiration abondante, vagues d'eucalyptus
brassée par l'hélice lente
Les senteurs concentrées arrachées au bitume avec les première gouttes d'une trombe
annoncée,
Si
je n'étais pas né dans une banlieue du nord noircie par les charbons et les
diesels, sans printemps et sans automne, avec ce rhume tenace
..
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| farfalla |
Una farfalla
Tu t'es posé sur le dos de ma main,
tu as secoué tes ailes,
laissant partir un peu de cette poudre colorée,
m'offrant, un instant, le spectacle merveilleux
de tes couleurs étincelantes.
Tu es reparti sans mot dire,
abandonnant cette trace de ton passage rapide,
pour une autre main, un ailleurs, qui sait, une fleur.
Te saisir eu causé ton trépas,
je reste, poudré, les yeux remplis
de ces éclats trop brefs.
à Aubleyn
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